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La Fête des voisins au travail : Et pourquoi pas célébrer en novembre?

La Fête des voisins au travail : Et pourquoi pas célébrer en novembre?

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Publié le 12 November 2018

La Fête des voisins au travail, une occasion de ralentir la cadence pour renforcer les liens entre collègues.

Dans les sociétés nord-occidentales contemporaines, le travail revêt un sens positif qui dépasse la mesure de la productivité. Au-delà des promesses d’émancipation advenues avec les progrès de la technique, un appel à « aimer » son travail (avoir la vocation), à embrasser un métier, à cumuler les expériences professionnelles, se fait particulièrement audible. Ne désignant plus uniquement une valeur marchande qui s’échange sur le marché de l’emploi, le travail est devenu un vecteur d’appartenance et de reconnaissance sociale.

Comme le signalent les chercheurs en communication organisationnelle Laurent Morillon, Arlette Bouzon et François Cooren (2009), le travail est « à considérer comme l’un des principes fondateurs de la vie sociale : il est l’un des principaux lieux d’échanges entre les individus et l’un des modes essentiels de réalisation de soi, de construction identitaire et de socialisation » (p. 7).

Les préoccupations quant à la santé au travail ne datent pas d’hier. Selon Morillon, Bouzon et Cooren, c’est avec la révolution industrielle, au XIXe siècle, que le lien complexe entre travail et santé est devenu source de préoccupations. Il est au fondement des mesures de protection sociale que l’on connaît aujourd’hui (2009, p. 11) en Amérique du Nord, des instruments épidémiologiques, des campagnes de santé publique, etc. Qu’en est-il des initiatives plus ludiques comme la Fête des voisins au travail?

En étant à sa cinquième édition, la Fête des voisins au travail s’est développée autour du modèle de la Fête des voisins, une célébration qui vise à rapprocher les gens d’un même voisinage, d’un même quartier. Connaissant à chaque année un vif succès, elle est devenue source d’inspiration pour le Mouvement Santé mentale Québec, qui en fait désormais un événement marquant dans le calendrier des entreprises québécoises.

En encourageant le soutien entre collègues, le Mouvement insiste sur le bénéfice de la camaraderie, mais il signale aussi l’importance des pauses dans un horaire chargé. Ces pauses permettent de se changer les idées et de « recharger ses batteries » dans une vie quotidienne rythmée par le travail.

Une Fête des voisins au travail, c’est en quelque sorte un pique-nique qui s’invite au bureau. Quelle différence avec les repas partagés, ou encore, les 5 à 7? Tout ceci part d’une attention aux conditions matérielles et symboliques qui structurent nos vies. Le mot gratitude exprime une attitude de satisfaction vis-à-vis ces conditions dans lesquelles nous évoluons.

Il appelle à ce que nous savourions ce que nous avons, ce dont nous disposons, les liens qui nous font et que nous tissons continûment, autant d’éléments positifs dont la portée nous échappe parfois. Ainsi, plutôt que de s’attarder aux manques, il s’agit d’apprendre à apprécier ce qui est déjà là, sous nos yeux.

En milieu de travail, ce sont les collègues et ce qui nous relie à eux et elles, que ce soit une passion commune, une situation familiale similaire, ou tout simplement le fait de se croiser tous les jours devant la machine à café. Alors que les heures d’ensoleillement se font plus courtes, la Fête des voisins au travail ouvre un espace de convivialité au bureau, comme pour apporter un peu de chaleur en dépit du temps froid. Elle est l’occasion de se réunir et de marquer un temps d’arrêt... ensemble!

La rédaction vous invite à partager des anecdotes et des moments souvenirs pour faire suite à la Fête.

Écrivez-nous à biendansatete@mouvementsmq.ca et courez la chance de gagner un prix qui fera la joie de vos collègues!

Marie-Ève Vautrin-Nadeau 

Doctorante en communication, Université de Montréal – Rédactrice professionnelle et consultante en communication

Après des études en communication-journalisme et en création littéraire, Marie-Ève Vautrin-Nadeau a travaillé comme journaliste et rédactrice pour finalement retourner sur les bancs d’université en 2013.

Aujourd’hui doctorante en communication à l’Université de Montréal, elle s’intéresse particulièrement aux discours et aux pratiques liés à la promotion de la santé en contexte nord-occidental, ainsi qu’à diverses formes culturelles du « prendre soin », qu’elles soient institutionnalisées ou non.


 

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