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Confiance

 

Qu’est-ce que la confiance au travail ?

■ La confiance est indispensable pour le développement de chaque individu, de chaque entreprise et de la société toute entière. Sans confiance en soi, en l’autre, en l’avenir, il n’y a pas de réussite possible. (Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste et de l’Observatoire de la Confiance).
■ La confiance, c’est du temps : elle se construit dans les relations passées avec l’autre, à travers des prises de risques réussies. C’est un capital accumulé, elle définit la qualité de la relation. La confiance permet des prises de risques pour l’avenir. Confiance et risque sont les deux faces d’une même médaille : le risque qu’on prend avec quelqu’un est le meilleur indicateur de la confiance qu’on lui porte.

Selon Gilles Le Cardinal, il y a 4 niveaux à la « maison confiance » :
1- Les fondations, construites par le respect de l’être avec ses qualités, ses défaillances, sa liberté et qui se met en œuvre par le non-jugement de l’être de l’autre. 
2- Le rez-de-chaussée, la légitimité de la place, d’où chacun peut prendre des initiatives, sans vouloir la place de l’autre. C’est le rôle du responsable de mettre chacun à sa juste place et éviter « le désir mimétique » dont parle René Girard. Cela nécessite un comportement de non-violence.
3- Le premier étage, où se trouve la loyauté de la parole : ce qui est dit est vrai, l’engagement et la promesse seront tenus. Cela se traduit concrètement par le non-mensonge, qui n’est pas la transparence, cette dernière étant source de violence. 
4- Le second étage, où est atteint le niveau de la confiance dans la prise de risque, l’alliance passée avec l’autre pour la réalisation d’un projet complexe et risqué, qui ne réussira que grâce à la non-trahison des règles définies ensemble.

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La confiance, facteur de protection et développement

Selon certains auteurs, la confiance est une ressource morale suffisamment importante pour créer une cohésion sociale, une communauté d’individus.

La confiance dans son ensemble, c'est-à-dire en soi et en l’autre, agit positivement sur la santé mentale dans le contexte du travail, elle :

■ améliore la communication entre les individus
■ permet d’établir de bonnes relations entre collègues
■ facilitent la résolution des conflits et la négociation
■ facilite le développement des connaissances et des compétences
■ contribue à une meilleure organisation
■ est un élément qui incite les employéEs à vouloir rester au sein de leur organisation

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Le manque de confiance, facteur de risque

Le manque de confiance en soi, aux autres et en l’entreprise :

■ détériore la communication entre les individus
■ installe de mauvaises relations entre collègues
■ rend difficile la résolution des conflits et la négociation
■ met les employés mal à l’aise au sein de l’entreprise et ne les incite pas à y rester

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Pour l’organisation

La confiance au travail est déterminante, car elle :
■ contribue à la santé mentale tant des employéEs que des employeurs et des employeuses
■ permet d’établir des relations positives
■ facilite la négociation et la résolution des conflits
■ favorise le partage des connaissances
■ favorise le maintien en emploi et la fidélisation du personnel
■ motive l’engagement de tous et toutes dans la tâche
■ soutient une coopération efficace et durable
■ contribue à une meilleure rentabilité

Les compétences constituent un élément très important pour développer la confiance en entreprise. En effet :
■ Se savoir compétent augmente la confiance que l’on a en soi et contribue à la performance collective
■ Savoir un collaborateur ou une collaboratrice compétentE met en confiance dans la réalisation du travail quotidien

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Les formes de confiance

Plusieurs formes de confiance ont été mises en évidence par différents auteurs, dépendamment de leur contexte d’analyse et leur approche d’étude.  Pour le milieu du travail, l’analyse la plus pertinente semble être celle de Holland, qui distingue trois niveaux de confiance.

1. La confiance naturelle
La confiance est  dite naturelle parce qu’elle reposerait sur la tendance naturelle à croire les autres. Elle serait variable selon :
■ Les attitudes
■ La personnalité
■ Les expériences passées

2. La confiance subjective
La confiance subjective dépendrait d’un ensemble particulier de circonstances et d’un partenaire spécifique. Elle est donc fonction de la confiance naturelle et des facteurs conjoncturels

3. La confiance fragile
La confiance est ébranlable en fonction des risques et incertitudes et elle doit sans cesse bénéficier d’éléments pour être consolidée. 

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La confiance et le contexte social

■ La société contemporaine est engagée dans un processus paradoxal où d’un côté, on célèbre la prise de risque au niveau individuel, tout en s’appuyant d’un autre côté sur la crainte, la peur, l’insécurité et l’incertitude pour réguler la société.
■ Cela pose des questions sur la façon dont la confiance peut être encouragée dans un tel contexte.

■ La confiance est également perçue par certains auteurs comme une compétence essentielle au maintien des réseaux sociaux. Mais dans un contexte où l’entreprise se restructure selon des modes plus flexibles et où l’emploi durable se fait plus rare, la confiance peut se voir ébranlée et réduite à son caractère instrumental. Il devient en effet difficile pour les travailleurs et les travailleuses d’avoir confiance envers ces organisations.

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Les limites de la confiance

Confiance et risques sont donc les deux faces d’une même médaille. Gérer la confiance consiste, dans une situation donnée, à identifier le niveau de risque que l’on est prêt à prendre avec les autres, dans le cadre d’une organisation et à évaluer si la qualité des relations et des compétences est suffisante pour s’y engager. Le risque peut parfois se mesurer précisément : c’est le produit de la probabilité par la gravité. Mais, souvent, on ne sait ni évaluer, ni mesurer sa probabilité, ni cerner avec précision la gravité des conséquences. Il faut alors essayer de déterminer avec tous les acteurs concernés, quel est le degré de possibilité des événements redoutés, en élaborant des scénarios, de manière à mettre en place des protections, des barrières adaptées.


Il faut toujours être attentif à la croissance de l’opportunisme qui saisit toutes les tentations de gagner plus, et à l’individualisme qui par peur, refuse toute alliance avec l’autre. Ces germes de discorde doivent être identifiés et pris en compte pour construire un sentiment de confiance durable.

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