Formulaire de recherche

Accueil > Santé mentale et travail > Facteurs de protection > Autonomie

Autonomie

 

L’autonomie au travail c’est :

■ vouloir et pouvoir prendre des initiatives ;
■ pouvoir contrôler le moment ou la séquence de la réalisation de ses activités de travail.

Elle peut inclure le fait de :
■ participer aux décisions qui se rattachent à son travail ;
      •    en participant aux choix des critères permettant d’évaluer son  travail
      •    en exerçant son travail avec un niveau limité de surveillance et de contrôle
■ avoir une marge de manœuvre entre ce qui est demandé par l’employeur et la tâche réalisée ;
■ choisir des méthodes et des pratiques pour accomplir ses tâches ;
■ pouvoir négocier des normes et des directives.

L’autonomie n’est pas une valeur universelle.  On ne la retrouve pas dans toutes les cultures ni à toutes les époques et elle ne peut pas s’appliquer à tous les individus (Perrenoud, 1999).

 

L'autonomie : facteur de protection et de développement

Elle :
■ interpelle l’intelligence pratique et la créativité ;
■ permet de développer du plaisir et de la motivation ;
■ réduit le niveau de stress ;
■ favorise l’adoption de saines habitudes de vie ;
■ aide à développer l’autonomie dans les autres sphères de sa vie.

Pour en savoir plus...

 

Le manque d’autonomie : facteur de risque

Il peut:
■ fragiliser votre équilibre psychologique ;
■ augmenter les comportements agressifs ;
■ entraîner une augmentation des problèmes cardio-vasculaires ;
■ vous fait percevoir un plus grand nombre de situations de travail comme dénuées de sens et finalement difficiles ou stressantes (Loriol, 2006).

Pour en savoir plus...

 

Pour l’organisation

L’autonomie contribue à augmenter :

■ l’efficacité;
■ la motivation;
■ l’engagement positif et solidaire ;
■ la réalisation des objectifs organisationnels de façon plus créative.


Elle exige entre autre :

■ l’adaptation de la structure de l’entreprise ;
■ la compréhension des différentes dimensions de  l’organisation ;
■ la participation aux décisions ;
■ la coordination des tâches ;
■ la connaissance des objectifs à atteindre et les ressources disponibles pour y parvenir ;
■ la limitation du contrôle et de la surveillance ;
■ la décentralisation et la délégation ;
■ la flexibilité et le décloisonnement ;
■ la confiance.

Pour en savoir plus...

 

Les formes de l’autonomie

Elles s'incarnent dans :

■ les procédures et  méthodes ;
■ la disposition du temps de travail ;
■ les critères d’évaluation ;
■ les modes de décision ;
■ la visibilité du travail ;
■ la prévisibilité du travail.

Pour en savoir plus...

 

L’autonomie et le contexte social

Le concept et la pratique de l’autonomie sont en constante évolution.  L’autonomie a fait partie des revendications dans la lutte contre des conditions de travail dégradantes, basées sur la discipline et la soumission aux ordres.

En favorisant l’autonomie, les organisations seraient passées d’un mode de gestion disciplinaire basé sur :
■ l’employéE exécutant ;
■ la soumission aux ordres ;
■ le paternalisme. 

à un mode de gestion basé sur la production de soi où :
■ les employéEs sont perçues comme responsables et autonomes;
■ l’engament personnel et la convivialité  sont valorisés ;
■ prime un certain nombre de valeurs telles que  la décentralisation, l’adaptation de la structure, etc.

Dans ce contexte, on se retrouve face à de nouveaux enjeux où l’on peut percevoir :
■    le surinvestissement comme une vision héroïque du travail;
■    la réussite comme normale et dont seulE l’employéE est responsable;
■    l’autonomie comme un impératif.
Tout changement social même souhaité peut nous amener face à de nouvelles embûches, à de nouveaux problèmes imprévus et nous devons alors développer une nouvelle attention, un nouveau sens critique.

Pour en savoir plus...

 

Les limites de l’autonomie

L’autonomie :
■ est difficile à définir ;
■ peut exiger des efforts qui vous mènent à une surcharge mentale, au stress, à l’épuisement, la frustration voire à la dépression ;
■ peut être une valeur individualiste, qui conduit à une vision psychologisante des problèmes au travail et donne davantage de poids à l’individu plutôt qu’au groupe;
■  peut sous-tendre une vision idéalisée de l’entreprise et du travail.

Pour en savoir plus...

 


Suggestions de lecture

Document PDF complet