Formulaire de recherche

Accueil > Blogue > Allergie alimentaire: choisir l'ingrédient du mieux-être

Allergie alimentaire: choisir l'ingrédient du mieux-être

Allergie alimentaire: choisir l'ingrédient du mieux-être

Partager :

Publié le 14 May 2018

Allergie alimentaire: choisir l’ingrédient du mieux-être

 

Partager un succulent repas en famille, entre amis ou en amoureux; qui n’apprécie pas? Que ce soit au restaurant ou à la maison, toutes les raisons sont valables pour se rassembler autour d’un plat: un anniversaire, une bonne nouvelle, des retrouvailles, une réunion, etc. Se nourrir ne se résume pas uniquement à un besoin fondamental, c’est aussi un petit plaisir de la vie, qui revêt un caractère social.

Puis, un jour, la nourriture peut devenir source de complications : malaises, inconforts, douleur. La nature de ces désagréments est parfois facilement identifiable, parfois ténue. Un aliment fort apprécié ou couramment consommé incarne alors l’ennemi juré.

Il existe de nombreuses intolérances et allergies alimentaires, mais j’aborderai spécifiquement le mode de vie sans gluten qu’impose la maladie cœliaque, dont je suis atteinte.

______________________________________________________________________________

Le gluten 101

Le gluten est une protéine qui se trouve dans plusieurs céréales comme le seigle, l’avoine, le blé, l’orge et le triticale (SABOT). C’est lui qui confère la texture moelleuse des produits de boulangerie. Chez les gens cœliaques, l’ingestion du gluten provoque une destruction d’origine inflammatoire du petit intestin.

Les symptômes et les complications de cette maladie auto-immune sont multiples : douleurs abdominales ou articulaires, constipation ou diarrhée, anémie, ostéoporose, infertilité, etc. Ultimement, cette maladie peut entraîner un cancer de l’intestin. Le seul remède : un régime strict sans gluten, à vie.

______________________________________________________________________________

Le sentiment de privation

Qui dit allergie alimentaire dit restrictions. La liberté de manger ce qu’on veut où l'on veut, sans se poser de questions, devient chose du passé. Les sorties au restaurant, les repas chez la famille ou les amis, les voyages; plus rien n’est sûr. Une telle condition s’apparente à un deuil parce qu’il y a la vie avant et après le diagnostic.

Il faut désormais modifier ses habitudes, porter une attention particulière aux ingrédients, s’informer auprès des compagnies, éviter toute contamination croisée, trouver des substituts, rencontrer une nutritionniste et, surtout, accepter ce nouveau mode de vie. Il importe de souligner que chaque personne vit différemment ce processus. Ainsi, pour un cœliaque, cette nouvelle condition peut s’avérer plus difficile à gérer que pour un autre.

Les préjugés et l’incompréhension

En tant que personne cœliaque, il faut parfois faire face aux préjugés et à l’incompréhension. À titre d’exemple, la mode sans gluten a entraîné un certain scepticisme. Par conséquent, l’allergie au gluten n’est pas toujours suffisamment prise au sérieux. On peut être perçu comme capricieux ou recevoir des commentaires désobligeants. Bien que la maladie cœliaque soit mieux connue qu’il y a 30 ans, il n’en demeure pas moins qu’une certaine méconnaissance subsiste.

Les effets sur le mieux-être

Refuser des sorties au restaurant, devoir apporter son lunch, regarder les autres manger. Repenser son budget en fonction des prix plus élevés des produits sans gluten. Habiter à un endroit où il y a peu (ou pas) d’épiceries ou de restaurants adaptés à ce régime. Être hospitalisé pour un autre problème de santé et avoir peu de choix au menu pour manger. Ce sont quelques-unes des situations auxquelles les personnes cœliaques peuvent être confrontées, et qui suscitent colère, frustration, tristesse ou isolement.

Recevoir le diagnostic de maladie cœliaque demande une grande adaptation, tant pour la personne qui en est atteinte que pour ses proches. À cette maladie s’ajoutent parfois d’autres allergies ou intolérances alimentaires telles que celle au lactose. Vivre avec autant de restrictions peut avoir des répercussions sur le mieux-être, élément essentiel d’une bonne santé mentale. Rappelons que la santé mentale, selon la définition du Mouvement santé mentale Québec (MSMQ), « c’est un équilibre dynamique entre les différentes sphères de la vie : sociale, physique, spirituelle, économique, émotionnelle et mentale. » Or, cet équilibre se trouve atteint sur plusieurs aspects.

L’acceptation

Tout deuil se termine par l’acceptation. Une fois cette étape franchie, les émotions négatives en lien avec la maladie s’estompent. « Je m’ouvre à l’imprévu, j’agis sur ce que je peux changer, j’accepte ce que je ne peux changer. » (Astuce Découvrir du MSMQ) Le soutien de l’entourage s’avère également très important pour vivre plus facilement avec cette condition.

Sur une note positive, voici une liste (non exhaustive) des bons côtés du régime sans gluten et des petits plaisirs quand on est diagnostiqué cœliaque :

- Préserver sa santé;

- Se débarrasser des symptômes qui nous incommodaient avant le diagnostic;

- Pouvoir continuer de manger tous les aliments naturellement sans gluten, qui nous plaisent (ex. : mon péché mignon, le maïs soufflé);

- Se sentir reconnaissant et touché lorsque quelqu’un adapte son menu sans gluten spécialement pour nous;

- Approfondir ses connaissances culinaires;

- Impressionner ses proches en cuisinant sans gluten (oui, c’est bon aussi le « sans glu-glu »);

- Ressentir joie et excitation lorsqu’on découvre un nouveau produit sans gluten ou un restaurant offrant un menu SG.

Diagnostiquée depuis trois ans et demi, je vis maintenant bien avec cette condition. L’ingrédient du mieux-être? L’acceptation. Peut contenir : résilience et bien-être.

 

Bianka Lemelin

Conseillère en communication

Passionnée d’écriture depuis toujours, Bianka œuvre dans le domaine des communications gouvernementales. En tant que rédactrice bénévole, elle conjugue sa passion pour la rédaction et son intérêt pour la santé mentale afin de promouvoir le mieux-être. Son souhait le plus cher? Que sa plume puisse toucher et aider les gens.

 

Sources :

Site Web de la Fondation québécoise de la maladie cœliaque

Site Web du Mouvement santé mentale Québec

Retour...

Inscrivez-vous à notre infolettre!

close button